

Droits civils en Palestine
Droits civils en Palestine
En Cisjordanie, l’Autorité palestinienne a à plusieurs reprises arrêté des critiques pour leurs propos seuls, y compris des publications sur les réseaux sociaux. Des activistes, journalistes, blogueurs et citoyens ordinaires ont été détenus pour des accusations telles que « insulter les autorités » ou « troubler l’ordre public ». Dans plusieurs cas documentés, des blogueurs influents et des critiques en ligne ont été arrêtés violemment par les forces de sécurité de l’AP, placés en détention et soumis à des passages à tabac et à d’autres formes de mauvais traitements. Les manifestations publiques et les campagnes exigeant des comptes pour ces abus ont elles-mêmes été réprimées par de nouvelles arrestations, des intimidations et des violences physiques. À ce jour, la responsabilisation dans ces affaires est restée limitée, renforçant le message selon lequel la critique publique — en particulier en ligne — peut conduire à la détention, aux abus et à de graves conséquences personnelles.
À Gaza, le Hamas impose une suppression quasi totale de la dissidence. Des manifestants ont été battus et détenus en masse, et des journalistes couvrant des manifestations ou des revendications économiques ont été agressés. Des accusations larges telles que le « mauvais usage de la technologie » ou l’atteinte à « l’unité nationale » sont utilisées pour réduire les critiques au silence. La peur de l’arrestation ou de la violence a normalisé l’autocensure, laissant peu de place au débat public ou à la reddition de comptes dans le territoire.

