

Liberté politique en Palestine
Liberté politique en Palestine
En Cisjordanie, les Palestiniens se voient refuser le droit de choisir leurs dirigeants depuis près de deux décennies. Aucune élection présidentielle ou législative n’a eu lieu depuis 2005–2006, et le pouvoir politique s’est consolidé par des décrets présidentiels plutôt que par des votes. Lorsque des élections ont été annoncées pour 2021, elles ont été brusquement reportées quelques semaines avant le scrutin et n’ont jamais été reprogrammées. Depuis lors, l’opposition politique et les mouvements de protestation font face à une répression systématique. Des critiques de l’Autorité palestinienne ont été arrêtés pour des prises de position politiques, détenus sans procédure régulière et incarcérés dans des prisons de l’AP, où des organisations de défense des droits humains ont documenté des cas de torture et de mauvais traitements, notamment des passages à tabac et des positions de stress. L’assassinat en 2021 de l’activiste Nizar Banat à la suite d’une arrestation violente par les forces de sécurité de l’AP, suivi d’arrestations massives de manifestants réclamant des comptes, a mis en évidence les risques liés à la dissidence politique et à l’activité d’opposition.
À Gaza, le Hamas gouverne depuis 2007 sans élections ni pluralisme politique. L’opposition organisée est activement réprimée, et des factions rivales, des activistes et des critiques sont détenus par les forces de sécurité du Hamas. Des organisations de défense des droits humains ont documenté des arrestations arbitraires et des actes de torture dans des centres de détention contrôlés par le Hamas, y compris des abus physiques à l’encontre de détenus accusés de dissidence politique ou de déloyauté. La population ne dispose d’aucun mécanisme électoral pour contester les dirigeants ou les politiques, et les élections locales organisées dans certaines parties de la Cisjordanie n’ont pas été autorisées à Gaza. Pour la population de Gaza, la participation politique est imposée par le contrôle et l’intimidation plutôt que par le choix, le silence devenant souvent une condition de la sécurité personnelle.

